Fou de fourmis

Installé à Thézillat entre Faux-la-Montagne et Gentioux, Matthieu Roffet partage sa maison avec sa compagne, mais aussi des fourmis, des phasmes et quelques mantes ! Rencontre avec cet animateur qui a créé La boîte à fourmis.

« Etudiant, plusieurs milliers de fourmis vivaient dans mon studio. J’étais bénévole dans des associations naturalistes et je faisais des animations un peu partout en France. A chaque fois, je trimballais mes fourmilières… tout un tas de boîtes et de cartons qui voyageaient en train avec moi. Chaque déplacement était épique ! » C’est en référence à toutes ces boîtes que Matthieu Roffet, 32 ans, baptise son entreprise La boîte à fourmis. Une passion en lien avec ses études de biologie qu’il termine par un Master en environnement en 2007. Après divers petits jobs, il décroche une mission de 6 mois pour inventorier les espèces et populations de fourmis à Tahiti. « C’était le rêve, je passais mes journées dans la jungle à repérer et identifier les fourmis ». De retour en métropole, il est embauché par un bureau d’études lyonnais pour des analyses de pollution, mais il a un sentiment d’incohérence et de frustration car l’entreprise est à la botte d’une multinationale pétrolière. « J’avais besoin de faire un break pour réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie professionnelle ». Il part pour 3 mois rejoindre un ami qui voyage à vélo en Amérique du sud. « Finalement, l’aventure dure 1 an et demi ». Quand il rentre à Lyon, son projet est devenu clair : « transmettre mon amour de la nature par le biais des fourmis, en proposant des animations et des prestations autour de ça ». Il bénéficie d’une formation de 2 mois à la création d’entreprise qui lui permet de passer au concret. La boîte à fourmis naît le 1er février 2013 et les premiers contrats arrivent rapidement grâce à son réseau associatif. Parmi ses premiers clients, La cité des insectes de Nedde. C’est ainsi qu’il débarque sur le plateau de Millevaches… et n’en repart plus. La boîte à fourmis propose plusieurs animations : « Explorateurs en herbe », « Pas si bêtes les insectes », « Moi la fourmi »… mais aussi de la location de fourmilière. Matthieu travaille avec des écoles partout en France, mais de plus en plus avec des structures locales, notamment le PNR de Millevaches.« Je pense qu’en s’intéressant à ce qu’il y a sous nos pieds, on a envie de le respecter. Les fourmis ne sont qu’un prétexte pour stimuler la curiosité et favoriser l’ouverture d’esprit ».

Cet article a été publié en 2016 dans le journal du Parc naturel de Millevaches.

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