Indépendants et coopérateurs en même temps

La semaine dernière, on diffusait un plaidoyer pour une économie collaborative et coopérative. Quel meilleur exemple que les coopératives d’activités et d’emplois (CAE), aussi appelées coopératives d’entrepeneurs-salariés, à l’instar d’Oxalis, à laquelle nous avons consacré un reportage dans le dernier journal du Parc de Millevaches. Le voici :

Une douzaine d’entrepreneurs installés sur le Parc naturel de Millevaches ont choisi de créer et développer leur activité au sein de la coopérative Oxalis. Ils expliquent pourquoi et comment ça marche.

Chez Oxalis, on peut développer une activité indépendante, mais sans être isolé. « Nous accompagnons les entrepreneurs dans leur développement et nous favorisons au maximum les synergies, les mutualisations et les collaborations au sein de la coopérative » résume Charlotte Morel Mauriat, déléguée de l’antenne limousine Cesam-Oxalis. Pour Rémi Gerbaud de Faux-la-Montagne, consultant en maîtrise de l’énergie (marque Ecogest’energie), « la coopérative est un lieu qui nous permet d’échanger sur nos pratiques d’entrepreneurs et de créer un réseau dynamique. » Oxalis est ce que l’on appelle une « Coopérative d’activités et d’emploi (CAE) », c’est-à-dire qu’elle permet à des personnes souhaitant créer une activité de le faire au sein d’une entreprise coopérative, sous statut salarié. Le principe ? Chaque entrepreneur reverse 15 % de sa marge brute, ce qui permet de financer l’accompagnement en gestion, comptabilité, droit, développement commercial… Ils sont aujourd’hui 250 entrepreneurs chez Oxalis, dont une douzaine sur le PNR de Millevaches.

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Comme en témoigne Gwennola Hermier, de Gentioux, « chez Oxalis, je me sens entourée. Si je rencontre une problématique, l’équipe m’aide toujours à la résoudre jusqu’au bout ». Gwennola y développe l’activité de traiteur sous le nom « Des îles ». Les entrepreneurs-salariés d’Oxalis ont en effet tous le même numéro de SIRET mais ils peuvent créer leur propre marque. Au démarrage, comme dans les couveuses d’entreprises, ils créent leur activité en CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise), un cadre réglementaire qui leur permet de conserver leur statut pendant une durée maximum de 2 ans et demi, tout en commençant à facturer, pour tester la viabilité de leur projet. C’est idéal pour les chômeurs qui conservent ainsi leurs droits, ou les salariés en disponibilité. Si le test est positif, ils deviennent salariés de la coopérative, avec un contrat de travail spécifique comprenant une part fixe et une part variable. Créateur de sites web, Pierrick Rivet, à Eymoutiers, est convaincu : « je suis entré chez Oxalis pour l’accompagnement à la création d’entreprise (humain et technique) et j’y reste car il règne une grande humanité ainsi qu’une vision moderne de ce que devrait être l’entreprise (transparence, AG etc…) »

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